Le Syndrome de Diogène

Le syndrome de Diogène est un dérèglement psychologique qui se caractérise par une absence d’hygiène personnelle et un trouble de l’accumulation compulsive d’objets et de détritus.

Le syndrome de Diogène est un dérèglement psychologique qui se caractérise par une absence d’hygiène personnelle et un trouble de l’accumulation compulsive d’objets et de détritus.

Le syndrome de Diogène se traduit par un dérèglement psychologique et du comportement. La personne atteinte souffre de deux troubles associés : l’incurie, qui correspond à une extrême négligence de l’hygiène corporelle et de l’habitat et la syllogomanie, qui fait partie des troubles obsessionnels compulsifs et qui se traduit par une accumulation maladive d’objets et de déchets.

Les causes du syndrome :

Les maladies les plus fréquemment (liste non exhaustive) à l’origine du syndrome de Diogène sont:

  • Les troubles obsessionnels compulsifs (TOCs)
  • Les psychoses,
  • Les troubles neurologiques débutant (démence, syndrome de Korsakoff)
  • La dépression.

Dans tous les cas le syndrome de Diogène doit entraîner l’intervention d’un psychiatre parce que le pronostic du syndrome est celui de la maladie à l’origine.

Cependant, toutes les personnes dites « Diogènes » ne souffrent pas forcément de maladie psychiatrique ou neurologique et n’ont aucune pathologie grave. Elles sont souvent décrites comme « des personnalités extraordinaires, des individus brillants, souvent très attachants ». Certaines personnes ont une prise de conscience et appellent à l’aide les pouvoirs publics, les sociétés de nettoyage spécialisées ou plus rarement leurs familles ou amis. Elles sont déterminées et veulent se sortir de cette situation devenue totalement insupportable et handicapante pour leur avenir.

Les risques et les conséquences :

Chez les personnes souffrant du syndrome de Diogène, l’habitat est dans un état anormal d’insalubrité à un point tel que cela peut déranger le voisinage. L’accumulation excessive d’objets de toutes sortes, l’absence de ménage, la nourriture avariée, les déchets et parfois même les excréments d’animaux ou d’humains jonchant le sol, produisent des odeurs nauséabondes. Ces personnes se laissent envahir et déborder par cette accumulation de déchets et d’objets et ne peuvent parfois presque plus circuler dans leur domicile. Les risques dépendent des objets entassés. Nous pouvons lister les risques suivants :

  • les risques biologiques liés aux insectes (cafards, puces, punaises,..), aux animaux et vermines, aux bactéries et moisissures…
  • les risques chimiques en liaison à la toxicologie environnementale : l’intoxication au CO2, l’alimentation avariée, l’eau souillée, les produits de nettoyages, la perte de tolérance aux produits chimiques…
  • les risques d’incendie dus à l’entassement des papiers ainsi que des autres produits combustibles
  • les gênes psychologiques et physiques dues à la mauvaise odeur comme l’inconfort, les troubles de l’humeur, l’anxiété, les troubles de sommeil…

Les mesures à prendre :

Le diagnostic du syndrome de Diogène peut être difficile à poser puisque la personne atteinte a parfois une hygiène corporelle acceptable alors que son logis est dans un état d’insalubrité lamentable. Certaines personnes souffrant du syndrome de Diogène sont bornées et veulent ni intrusion dans leur environnement, ni aide extérieure (famille, services sociaux. La prise en charge peut donc se révéler compliquée.

Le signalement se fait donc essentiellement par l’entourage ou la famille et le diagnostic se confirme après une visite du domicile.

Il faut avant tout réaliser une étude médico-sociale au sein de la famille. Il faut prendre contact avec le médecin qui s’occupe de la personne, puisque c’est lui qui connait mieux la situation. Dans le cas où le patient refuse les aides proposées par les médecins, il est donc nécessaire de créer avec lui un espace relationnel de confiance. Il faut tenter de lui faire prendre conscience des avantages d’une vie en communauté et le soutenir au mieux psychologiquement afin qu’il puisse redresser la pente et oublier progressivement son état d’anxiété.